Nos engagements, et ce qu’ils valent.


    Cette page distingue trois choses que la plupart des marques de café mélangent : ce que nous pouvons prouver, ce que nous décrivons sans le prouver, et ce que nous ne revendiquons pas. Chaque affirmation porte son statut. Chaque chiffre porte sa source.

    Registre révisé le 07.09.2026
    Éléphant d’Afrique marchant de face dans une savane poussiéreuse au crépuscule.
    Ce qui vient en face plutôt que de côté.Kafrika choisit l’évocation afin de révéler la beauté des paysages africains.
    4références, toutes éthiopiennes
    2certifiées biologiques
    3producteurs ou collecteurs nommés
    0compensation carbone vendue

    Mise à jour du 7 septembre 2026

    Le registre

    Six affirmations, six statuts.

    Quatre statuts, quatre degrés de preuve. Vérifiable : un document, une note ou une mention publiée l’établit. Cahier des charges : un référentiel écrit et chiffré la définit, sans que nous connaissions encore son contrôle lot par lot. Décrit : une information de filière que nous n’avons pas fait auditer. Limite connue : une chose que nous ne savons pas.

    Registre des allégations Kafrika, révisé le 7 septembre 2026.
    AffirmationStatutSur quoi elle repose
    L’intégralité de notre catalogue provient d’Afrique.VérifiableLes quatre références actives sont éthiopiennes : Wallaga, Jimma, Guji et Odo Shakiso. Origine portée sur chaque fiche produit et sur chaque sachet.
    Chaque café est noté 80 ou plus au protocole d’évaluation Q Grader.VérifiableMoka Lekempti 80, Moka Jebena Anbessa 81, Moka Nekemte Forest Ground 83,25, Sidamo Nyala 84,75. Notes publiées sur chaque fiche.
    Deux références sur quatre sont certifiées en agriculture biologique.VérifiableMoka Nekemte Forest Ground et Moka Jebena Anbessa, au titre du règlement (UE) 2018/848. Le code de l’organisme certificateur figure sur l’emballage et sera publié en ligne au quatrième trimestre 2026.
    Trois références sur quatre identifient nommément un producteur, une ferme ou un collecteur.VérifiableKhalid Shifa (plantation Beshasha Badiya, woreda de Goma), Shonora Trading et ses 150 producteurs partenaires du woreda de Bule Hora, et la ferme Dimtu sur le terroir Mancity.
    La mention « café de forêt » de nos étiquettes renvoie à un référentiel écrit et chiffré.Cahier des chargesLe cahier des charges Café de Forêt, établi avec l’Association Française d’Agroforesterie, classe les parcelles en trois niveaux. Le niveau le plus exigeant demande plus de dix essences d’ombrage différentes par hectare, au moins 70 % d’essences natives et un minimum de trois strates arborées (réf. 13).
    La part de matière première agricole de nos cafés est publiée référence par référence.VérifiableNotre fournisseur applique l’option 2 de l’article L.441-1-1 du code de commerce, issu de la loi EGalim 2. Cette part est comprise entre 41 et 47 % de son tarif selon la référence et le conditionnement, et l’article L.443-8 interdit qu’elle soit négociée (réf. 14 et 15).
    Le Moka Lekempti n’est traçable que jusqu’à sa région.Limite connueIl est vendu par la bourse éthiopienne du café (ECX), ce qui interdit toute traçabilité en deçà du Wallaga. Cette limite est écrite sur sa fiche produit depuis sa mise en ligne.
    La partie que personne n’écrit

    Ce que nous ne revendiquons pas.

    Une page d’engagements qui ne contient que des engagements ne dit rien. Voici les cinq choses que vous ne lirez jamais chez nous, et pourquoi.

    La neutralité carbone.

    Aucun de nos cafés n’est compensé, et nous ne vendons pas de compensation. Le droit français encadre strictement ces allégations depuis le 1er janvier 2023, et la directive européenne applicable au 27 septembre 2026 interdit de fonder une neutralité sur un mécanisme de compensation (réf. 4).

    Un label de commerce équitable.

    Nous n’en détenons pas, et nous ne le remplaçons pas par des mots. Ce que nous avons à la place est détaillé plus haut : une part de matière première agricole publiée référence par référence, rendue non négociable par la loi, et un tarif indexé sur le cours de l’arabica. Ce dispositif protège la valeur en amont de la chaîne. Il ne certifie pas ce que touche le producteur, et nous demanderons en 2027 l’attestation d’un tiers indépendant sur ces chiffres, comme le code de commerce nous en donne le droit.

    Un audit tiers de nos parcelles.

    Le référentiel café de forêt est écrit, chiffré et public. Nous ne savons pas encore quel organisme en vérifie le respect, lot par lot, ni à quelle fréquence. Nous avons posé la question à notre filière et nous publierons la réponse, quelle qu’elle soit, avec le nom exact du référentiel et le niveau atteint par chaque parcelle.

    Le fait d’être un produit écologique.

    Le café est une culture tropicale acheminée sur des milliers de kilomètres. L’ADEME situe une tasse de 250 ml aux alentours de 150 g équivalent CO2, contre une dizaine de grammes pour un thé du même volume (réf. 10). Choisir un système de culture plutôt qu’un autre ne supprime pas cette empreinte.

    Une supériorité sur une marque nommée.

    Nous ne comparons pas nos cafés à ceux d’un concurrent désigné, et nous ne commentons pas la valeur des labels détenus par d’autres. Ce n’est ni notre rôle, ni un argument.

    Traçabilité

    Trois niveaux, quatre cafés.

    Nous ne connaissons pas nos quatre cafés avec la même précision. Plutôt que d’aligner le discours sur le plus flatteur, nous publions le niveau réel de chacun.

    Grains de café torréfiés débordant d’un panier tressé posé sur une table en bois, devant une habitation traditionnelle.
    Quatre origines, quatre degrés de précision.Kafrika choisit l’évocation afin de révéler la beauté des paysages africains.
    Amplitude d’altitude de nos quatre parcelles

    Altitudes publiées sur chaque fiche produit. L’altitude ralentit la maturation de la cerise, ce qui concentre les sucres et les acides. Elle n’est pas une garantie de qualité à elle seule, et nous ne la présentons pas comme telle.

    La barre estompée signale une donnée bornée d’un seul côté : la fiche du Moka Lekempti indique une altitude supérieure à 1 500 m, sans plafond publié.

    Moka Nekemte Forest Ground

    Producteur identifié
    Note Q Grader83,25
    Seuil du café de spécialité
    Producteur
    Khalid Shifa
    Plantation
    Beshasha Badiya, woreda de Goma
    Zone
    Jimma, Oromia
    Altitude
    1 800 à 2 400 m
    Certification
    Agriculture biologique

    Les caféiers proviennent de la forêt de Choche et poussent à l’ombre d’arbres endémiques. Traitement nature par voie sèche, séchage sur lits africains.

    Moka Jebena Anbessa

    Organisation collectrice identifiée
    Note Q Grader81
    Seuil du café de spécialité
    Collecteur
    Shonora Trading, entreprise familiale fondée en 1996
    Producteurs partenaires
    150, woreda de Bule Hora
    Zone
    Guji
    Altitude
    1 500 à 2 300 m
    Certification
    Agriculture biologique

    Parcelles familiales de deux à six hectares, caféiers sous couvert d’espèces endémiques. Nous connaissons le collecteur et le woreda, pas la parcelle de chaque producteur.

    Sidamo Nyala

    Organisation collectrice identifiée
    Note Q Grader84,75
    Seuil du café de spécialité
    Ferme
    Dimtu, terroir Mancity
    Village
    Tero, Odo Shakiso
    Altitude
    1 900 à 2 250 m
    Certification
    Aucune

    Système de polyculture associant fruits, légumes et canne à sucre. La ferme entretient une pépinière destinée au renouvellement des caféiers et à la replantation d’arbres d’ombrage, dont le wanza.

    Moka Lekempti

    Traçabilité régionale
    Note Q Grader80
    Seuil du café de spécialité
    Producteurs
    Plusieurs exploitations, non individualisées
    Région
    Wallaga
    Altitude
    supérieure à 1 500 m
    Certification
    Aucune

    Ce café transite par la bourse éthiopienne du café. Le mécanisme d’échange interdit de remonter en deçà de la région. Nous le vendons quand même, et nous l’écrivons.

    Ce que nous savons du prix

    La part agricole, et où elle s’arrête.

    La loi EGalim 2 impose à notre fournisseur de publier, dans ses conditions générales de vente, la part que la matière première agricole occupe dans son tarif. Peu de filières de café communiquent ce chiffre. Le voici, avec sa portée exacte.

    Versant planté de caféiers à flanc de colline, brumes de vallée et montagnes en fin de journée.
    Le prix se décide loin de la tasse.Kafrika choisit l’évocation afin de révéler la beauté des paysages africains.

    Une part agricole publiée, référence par référence

    Notre fournisseur a retenu l’option 2 de l’article L.441-1-1 du code de commerce : il indique dans ses conditions générales, pour chaque café, la part agrégée de matière première agricole dans son tarif. Pour nos quatre références, elle va de 41 à 47 % selon le café et le conditionnement. 14,15

    Une part que la négociation ne peut pas entamer

    L’article L.443-8 du code de commerce dispose que la négociation commerciale ne porte pas sur la part du prix des matières premières agricoles dans le tarif du fournisseur. Autrement dit, un acheteur peut discuter la marge de transformation, pas le prix du grain vert. 14

    Un tarif indexé, révisable dans les deux sens

    Le tarif s’appuie sur le cours de l’arabica coté à New York. Une clause de révision automatique se déclenche au-delà de 20 % de variation de la moyenne mensuelle, et une renégociation devient obligatoire au-delà de 10 % de fluctuation sur les matières premières, l’énergie, le transport ou les emballages. À la hausse comme à la baisse. 14

    Là où ce chiffre s’arrête

    Cette part correspond au coût du café vert, corrigé de la perte à la torréfaction. Ce n’est pas la somme perçue par le producteur : entre les deux s’intercalent le collecteur, l’exportateur, l’importateur, le transport et le financement. Nous ne connaissons pas le prix payé à la ferme et nous ne le publierons pas tant que nous ne l’aurons pas obtenu. Le chiffre porte par ailleurs sur le tarif de gros de notre fournisseur, pas sur notre prix de vente.

    Ce que nous ferons de ce droit

    L’article L.441-1-1 permet à l’acheteur de demander, à ses frais, que son fournisseur mandate un tiers indépendant pour attester l’exactitude de ces pourcentages. Nous exercerons ce droit en 2027 et nous publierons l’attestation. Une déclaration attestée par un tiers vaut plus qu’une déclaration.

    L’état des connaissances

    Pourquoi le café d’ombre, et jusqu’où.

    Trois résultats publiés, avec leur portée exacte. Les chiffres qui suivent décrivent une filière, pas nos sachets.

    Vue aérienne d’un versant cultivé en agroforesterie : parcelles de caféiers sous couvert d’arbres, hameau et lits de séchage, montagnes en arrière-plan.
    Un couvert arboré conservé au-dessus des caféiers.Vue du ciel, une parcelle agroforestière ressemble à une forêt trouée de clairières. Les caféiers sont dessous, invisibles depuis cette hauteur.Kafrika choisit l’évocation afin de révéler la beauté des paysages africains.

    La ressource génétique du café est en danger, et l’Afrique en est le réservoir.

    Une évaluation menée par les Royal Botanic Gardens de Kew sur les 124 espèces de caféiers sauvages connues conclut qu’au moins 60 % d’entre elles sont menacées d’extinction, contre 22 % pour l’ensemble des plantes. Vingt-huit pour cent ne sont présentes dans aucune aire protégée. Ces espèces se concentrent en Afrique et à Madagascar. 1

    Précision qui compte : ces espèces sont menacées, pas condamnées. Et il s’agit des caféiers sauvages, pas des surfaces cultivées.

    L’Éthiopie est exposée, mais son sort dépend de la forêt.

    La même équipe estime que 39 à 59 % de la zone caféière éthiopienne actuelle pourrait devenir climatiquement impropre à la culture d’ici la fin du siècle en l’absence d’intervention. La même étude montre l’inverse : une relocalisation en altitude combinée à la conservation ou à la restauration des forêts pourrait multiplier par plus de quatre la surface adaptée. Quinze millions de personnes vivent du café dans ce pays. 2

    Un arbre d’ombrage déjà debout vaut plus qu’un arbre replanté.

    Une méta-analyse mondiale publiée en 2025 évalue à environ 481,6 téragrammes le carbone stocké par les caféières de la planète, et établit que le carbone perdu en retirant des arbres d’ombrage matures dépasse celui gagné en plantant de nouveaux arbres dans des monocultures. Une seconde méta-analyse, sur la biodiversité cette fois, montre que la diversité spécifique augmente avec le taux de couvert ombragé. 8,7,9

    Cela ne fait pas de votre tasse un puits de carbone. Cela indique simplement où se joue l’essentiel : dans le maintien des systèmes existants, pas dans leur remplacement.

    Comprendre le système

    Ce que recouvre le mot « ombrage »

    1. 01Arbres d’ombrage conservésEssences le plus souvent natives, gardées lors de la mise en culture plutôt que replantées après coup. Ce sont elles que les méta-analyses de 2024 et 2025 désignent comme le principal réservoir de carbone et de biodiversité de la parcelle.
    2. 02Caféiers sous couvertL’ombre ralentit la maturation de la cerise, ce qui concentre les sucres et les acides. Elle limite aussi le stress thermique, dont dépend la survie des parcelles à mesure que les températures montent.
    3. 03Litière et sol vivantLes feuilles tombées se décomposent en matière organique. Le sol reste couvert, donc moins exposé à l’érosion et à la battance, et retient mieux l’eau entre deux pluies.
    Coupe d’un système de semi-forêt. Les arbres d’ombrage ne sont pas plantés pour décorer la parcelle : ils tempèrent la chaleur, retiennent l’eau, nourrissent le sol de leur litière et abritent une faune que la monoculture ne retient pas. Le caféier, lui, est une plante de sous-bois. Il pousse sous les autres depuis toujours.
    Comment se cultive le café en Éthiopie
    • Jardin 50 %
    • Semi-forêt 35 %
    • Forêt 10 %
    • Plantation 5 %

    Les trois premiers systèmes sont conduits par de petits exploitants, qui produisent donc environ 95 % du café éthiopien. La plantation industrielle ne pèse que 5 % du volume national.

    Acheter du café de forêt ou de semi-forêt, c’est entretenir une demande pour des systèmes qui conservent leurs arbres. Ce n’est ni un don, ni un programme, ni une compensation. C’est un acte d’achat, avec ce que cela a de modeste. 5,6

    Sources

    Tout ce qui est chiffré sur cette page vient d’ici.

    • 1Davis A.P., Chadburn H., Moat J., O’Sullivan R., Hargreaves S., Nic Lughadha E. (2019), « High extinction risk for wild coffee species and implications for coffee sector sustainability », Science Advances, 5(1), eaav3473. Consulter
    • 2Moat J., Williams J., Baena S., Wilkinson T., Gole T.W., Challa Z.K., Demissew S., Davis A.P. (2017), « Resilience potential of the Ethiopian coffee sector under climate change », Nature Plants, 3, 17081. Consulter
    • 3Règlement (UE) 2023/1115 du 31 mai 2023 relatif aux produits associés à la déforestation, modifié par le règlement (UE) 2025/2650 du 19 décembre 2025. Application au 30 décembre 2026, et au 30 juin 2027 pour les micro et petites entreprises. Page officielle du ministère de la Transition écologique. Consulter
    • 4Directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024, dite « Empowering Consumers », modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE. Application au 27 septembre 2026. Consulter
    • 5Analyse de la chaîne de valeur du café éthiopien au regard du règlement européen sur la déforestation (2025), Journal of Agriculture and Food Research. Répartition des systèmes de production selon l’Ethiopian Coffee and Tea Authority. Consulter
    • 6BIODEV2030, note de politique publique sur le secteur caféier éthiopien et la biodiversité. Répartition des quatre systèmes de production et prédominance des petits exploitants, d’après Minten et al. (2019). Consulter
    • 7« Effect of shade on biodiversity within coffee farms : a meta-analysis » (2024), Science of the Total Environment, 914, 169882. Consulter
    • 8« Carbon payment strategies in coffee agroforests shape climate and biodiversity outcomes » (2025), Communications Earth and Environment. Consulter
    • 9De Beenhouwer M., Aerts R., Honnay O. (2013), « A global meta-analysis of the biodiversity and ecosystem service benefits of coffee and cacao agroforestry », Agriculture, Ecosystems and Environment, 175, 1-7. Consulter
    • 10ADEME, « Mesurez l’empreinte carbone de vos boissons » : environ 150 g équivalent CO2 pour une tasse de café de 250 ml, contre une dizaine de grammes pour un thé du même volume. Consulter
    • 11Organisation internationale du café : environ 125 millions de personnes dépendent du café pour leurs moyens de subsistance dans le monde. Consulter
    • 12Règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques. Consulter
    • 13Cahier des charges Café de Forêt, établi avec l’Association Française d’Agroforesterie. Trois niveaux : au moins 2 essences et 70 arbres par hectare en monostrate pour le premier, au moins 5 essences et 120 arbres sur deux strates pour le deuxième, plus de 10 essences par hectare, un minimum de 70 % d’essences natives et trois strates arborées pour le troisième. Consulter
    • 14Code de commerce, article L.441-1-1, créé par la loi n° 2021-1357 du 18 octobre 2021 dite EGalim 2. Trois options de transparence sur la part de matière première agricole, droit de l’acheteur de faire attester cette part par un tiers indépendant, et article L.443-8 excluant cette part de la négociation commerciale. Consulter
    • 15Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, présentation de la loi EGalim 2 et du caractère non négociable de la matière première agricole. Consulter

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    Le reste se juge en tasse.

    Quatre origines éthiopiennes, notées de 80 à 84,75, en grain entier. Vous savez maintenant exactement ce que vous achetez, et ce que nous ignorons encore.

    Voir les quatre cafés

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